• Les Caves Ouvertes du Valais 2017

Gala des vins valaisans à Lausanne juin 06 |

Gala des Vins Valaisans, Lausanne, 30 Mai 06

On ne dit pas merci Bernard, mais un gala des vins à l’hôtel Beau Rivage de Lausanne (5 étoiles), c’est un peu la « vie Palace »…

Place aux vins tout de même avec en point de mire deux stars valaisannes : Didier Joris et Fabienne Cottagnoud.
CR dans le sens de ma dégustation.

Didier Joris, Chamoson : 

Domaine minuscule : 2,5 ha. Cet homme est œnologue (ex prof à Changins), il conseille avec son laboratoire un bon nombre de domaines régionaux. Il est connu pour son franc parler et surtout ses coups de gueule. Premier choc :
« du Fendant ? je n’ai pas de cette chose ! Si j’en ai : en raisin du table, c’est très bon !
Comme les français ?
Ils n’ont certainement pas tort.
ok, alors je vous laisse me proposer vos vins blancs dans l’ordre qui sera le votre ».

Et c’est parti avec un…

Chardonnay 05 :
Belle robe jaune or, le vin est intense au nez, finement boisé, avec un léger perlant qui devrait disparaître assez rapidement avec un peu de repos. L’ensemble est donc riche, frais, fruité et de belle longueur.

Petite Arvine 05 :
Robe très claire. Le nez est silencieux. La bouche est sèche, sans grande tension. J’aime bien un peu plus de nerf dans la PA. En finale, une très légère impression métallique.
Une PA sans émotion donc.

Paien 05 :
Au premier nez, un boisé très fin, puis du fruit très mûr. La bouche offre finesse et apparaît bien sèche, avec beaucoup de fraîcheur. La belle acidité de la matière équilibre la richesse du vin. Je trouve la finale légèrement épicée. Didier Joris me parle lui de tannicité assez fréquente avec le païen tout comme avec l’amigne (le millerandage en est fréquemment la cause pour cette dernière).
Nous sommes nous vraiment bien compris dans le brouhaha de cette grande salle ?

Marsanne 05 :
Nez typé, fin. En bouche le fruit est très présent, belle constitution, supplément de finesse par rapport aux vins précédents. Un vin riche mais délicat, fin et long.

Tous les vins blancs ont été élevés en barrique. Didier Joris me dit faire du vin et c’est tout. L’élevage long, il le laisse aux autres. « Je veux des vins au fruité dominant ».

Pinot Noir 05 :
(De Saxon, sur la rive gauche du Rhône, en ubac, zone plus fraîche) :
Joli fruit mûr au nez. En bouche de la finesse sur un volume moyen, mais les tannins sont un peu secs en finale. Le vin est un poil trop chaud toutefois. Une petite note de réglisse accompagne la finale qui est de bonne longueur. C’était certainement pas le meilleur moment pour déguster ce vin : fin d’élevage et mise en bouteille récente.

Je reviens avec une question sur l’élevage, et la réponse tombe, définitive : « « tous mes vins sont élevés en barrique de 228 l. Tous ».

Ophiuchus 05 :
Un assemblage bordelais : cab. sauv. + cab. franc + merlot + petit verdot.
Nez végétal, marqué par les cabernets. En bouche, bonne attaque, les tannins sont fins, ronds, l’ensemble est frais, équilibré, de belle longueur. Un vin digeste, fin, dont l’équilibre en bouche m’a beaucoup plu. L’élevage en barrique est totalement intégré, ainsi que pour les autres vins.

Un vigneron pour le moins atypique, au style personnel, voire déroutant dans la conversation.
Avant de me faire déguster le dernier vin, il m’invite à passer à la cave en janvier ou février 07 pour déguster ses vins. C’est le meilleur moment pour les goûter me dit-il.

Syrah 05 « chamosite » :
Très belle robe sombre, le nez offre un fruité plutôt discret actuellement, mais la bouche est bien en place : fraîcheur, finesse, velouté des tannins qui sont ronds, compacts, pour un ensemble harmonieux, long. Très apprécié.

Didier Joris fait selon les millésimes jusqu’à cinq vins de syrah. Quatre de terroirs différents, et un d’assemblage.
A la question que pensez-vous du règlement Grand Cru de Chamoson qui associe pinot noir et syrah, il m’a répondu laconiquement : « je crois que je vais faire du vin de table. L’ennui, c’est qu’après je ne pourrais plus indiquer le nom des lieux-dits de mes vignes ».

Cave des Cailles, Cédric Flaction, Sion :

Retour vers cette cave pour re-déguster le cornalin en particulier que j’avais trouvé un poil trop chaud à Berne voici quinze jours.

Cornalin 04 :
Nez discret, au fruité fugace. La bouche est concentration moyenne, longueur correcte. Un cornalin franchement moyen, même à bonne température.

Lo Grafion 04 :
Cuvée phare du domaine, j’en profite pour la déguster à chaque occasion qui se présente à moi.
Le prix est de 42 CHF et non pas 73 comme indiqué par erreur voici 15 jours dans mon courriel.
Fruité mûr, marqué par le merlot (85 % de l’assemblage). La bouche est vraiment une réussite : rondeur, finesse, équilibre et longueur. Je me répète, mais c’est vraiment un très beau flacon.

Retour vers deux vins blancs :

Fendant 05 :
Un fendant mûr, gras, aux arômes de poire. Sans lourdeur. Bien.

La Torpa 04 :
Assemblage de marsanne et de païen (70/30). Encore un beau vin d’assemblage élégant et offrant beaucoup de finesse. Dans le même sens que la dégustation à Berne.

Cave des Tilleuls, Fabienne Cottagnoud, Vétroz : 

La « Reine Fabienne » est venue faire son show à Lausanne : Jolie quadra d’allure élancée, elle interrompt les conversations avec ses visiteurs pour se mettre à danser au rythme de la musique du saxophoniste présent dans la salle désormais (il n’y avait pas assez de bruit de fond). « T’as vu, j’ai mon site Internet » (entendez : pas au nom de la cave, mais au sien). Une extravertie au style personnel, certes talentueuse mais parfois un rien …énervante.

Fendant 05 :
Un vin plutôt neutre, perlant, sans longueur, plutôt moyen. J’ai dégusté des Fendants bien plus sympas chez Fabienne. Problème de mise ?

Petite Arvine 04 :
Elevée en fûts de chêne. Nez très fin, fruité, le boisé est délicat, discret. La bouche est superbe de finesse, l’équilibre entre le gras et l’acidité est idéal. Belle longueur avec la touche saline typant le cépage. Quand le boisé est fin comme ici, la question de l’élevage en barrique de la PA ne se pose plus.
Par contre, le prix s’envole : 34 CHF, contre 22 CHF pour la superbe PA en cuve de chez Simon Maye et fils. C’est toujours moins cher que chez Marie-Thérèse Chappaz toutefois (et en 50 cl).
Mais le vin en flacon c’est une chose, la personnalité du vigneron en est une autre…

Amigne Grand Cru 05 :
Nez sur le tilleul, la bouche est grasse, riche en sucre, mais pas dénuée de finesse. Bonne longueur. A laisser reposer en cave un petit moment. Bien.

Amigne 04 :
Elevée en fûts de chêne. Le fruité est discret voire absent. Une note de fumée domine (le terroir de l’amigne est schisteux ce qui pourrait être un début d’explication). En bouche, le boisé est imperceptible. La bouche est grasse, belle finesse. Une belle amigne, mais peut-être moins convaincante que celle de Gilles Besse dégustée avec le repas chez De Courten lors de la RAVVs voici un mois.

Amigne flétrie 04 :
Vin encore en cours d’élevage, la robe orangée présente une légère turbidité. Nez puissant, avec la très classique note d’écorce d’agrume, mais aussi de massepain, de cire. La bouche est grasse, liquoreuse, mais bien vive. Un vin liquoreux fin et équilibré. Belle longueur. Une réussite pour ce cépage original que Fabienne Cottagnoud maîtrise avec un talent certain.
Les liquoreux de la cave des Tilleuls ne sont plus présentés désormais qu’en flacon de 37,5 cl. Ils sont parmi les meilleurs ambassadeurs de la région (amigne, mais aussi malvoisie).

www.fabiennecottagnoud.ch

Cave de la Madeleine, André Fontannaz, Vétroz :

Fendant Grand Cru 05 :
Il se présente de façon très classique. Un fendant assez complexe où minéralité et fruité sont présents. L’ensemble est frais, légèrement tendu. Il n’est pas dans un style gouleyant, il faut aller le chercher pour l’apprécier.
Amigne 05 :
Il reste 35 gr de SR, présents mais pas envahissants. L’ensemble n’est toutefois pas lourd, et même étonnement frais. Acidité correcte (ce vin et le suivant n’ont pas faits leur FML). A nouveau la minéralité ressort avec une certaine puissance.

Amigne Grand Cru 05 :
Plus de finesse, l’aspect variétal de l’amigne ressort davantage. Le vin est plus complexe, intense, typé, et surtout plus équilibré que le précédent. La récolte a été faite plus précocement. L’acidité est plus nette et les SR (25 gr je crois) bien plus discrets.

Amigne flétrie sur souche 04 :
Un vin élevé en barrique. Nez puissant de tilleul. La bouche revient a nouveau sur la minéralité avec cette touche de fumée décidément omniprésente dans les vins d’André Fontannaz. C’est un vin liquoreux (entre 150 et 200 gr de SR), gras en bouche, doté d’une acidité un poil trop faible. Toucher de bouche assez fin. Longueur correcte. Je pense que la bouche est un peu éteinte par une teneur en soufre augmentée juste avant la mise en bouteille.
On n’est clairement pas au niveau des meilleurs liquoreux du Valais.
32 CHF (21 €) les 50 cl.

Cave des Monzuettes, Charles-André Lamon, Flanthey (région de Sierre) : 

Cave originale, car un quart de la surface plantée est dédiée au cornalin, soit près d’un ha.
A nouveau pas de Fendant (ou non amené à Lausanne).

Humagne blanche 05 :
Un vin issu de vignes de 15 ans d’âge. Un vin sec, que j’ai trouvé très floral, moins exubérant que le 04 ouvert lors de la RAVVs 2006. La finesse du vin est indéniable, le toucher de bouche est très agréable et de bonne longueur. L’acidité est basse : 3,4 gr/l, mais c’est aussi une marque de ce cépage. Bien.

Petite Arvine 05 :
De la rhubarbe bien mûre apparaît au nez, mais sans grande intensité. Le toucher de bouche est gras, voire onctueux. C’est certainement aussi dû à une teneur en glycérol élevée. L’ensemble conserve une acidité correcte (la FML a été faîte). Une touche herbacée gêne un peu en finale (sera-ce passager ?). Je privilégie un style avec un peu plus de mordant dans la PA.

Cuvée Ambrée 2003 :
Vin liquoreux. Assemblage d’amigne pour 2/3 et de malvoisie pour 1/3. Elevage en barrique neuve durant 28 mois. Membre de la Charte Grain Noble ConfidenCiel.
A nouveau, je me pose la question de la teneur en soufre, car le vin est atone. Mais surtout, la bouche n’offre pas une grande longueur et me parait presque souple. Avec pourtant 150 gr de SR. L’acidité est à 6,3 gr/l. Mr Lamon n’est pas avare de chiffres.
A revoir peut-être à une autre occasion, car en l’état, c’est le vin de la Charte GN le moins convaincant qu’il m’ait été de déguster à ce jour.

Cornalin 03 :
Elevé durant 12 mois en barrique. Ce vin possède une jolie robe sombre, plutôt mate. Au nez, une note herbacée évoquant le poivron. La bouche est concentrée (un rendement bas de 550 gr / m2, pour quelques 11.000 pieds / ha), les tannins sont denses, plutôt ronds, l’acidité est basse. Longueur correcte. A revoir sur un autre millésime et/ou à une autre occasion également. Les premières vignes de cornalin ont été plantées en 1987. Première vinification en 01.

www.montzuettes.ch

Adrian Mathier, Nouveau Salquenen AG, Salquenen :

Vaste cave familiale (35 ha) qui couvre tout le Valais central où presque. Recherche de l’adéquation sol/cépage : Johannisberg à Chamoson, Amigne à Vétroz, par exemple. 40 cépages plantés au total ! Ça c’est pour ce qui est écrit dans les documentations et les guides.
Place à la pratique :

Fendant de Molignon 05 :
(Issu de la gamme « terre promise » qui en compte trois autres : Chamoson, Sierre et Sion). Robe pâle, nez floral, un fendant presque trop tendu, car manquant de corps. Problème de rendement ?

Johannisberg de Chamoson 05 :
La même question des rendements se repose, avec ce vin qui reste toutefois typé, mais qui n’exprime pas grand-chose. A des lieux des Johannisberg de Simon Maye & Fils, Sélection Excelsus, René Favre & fils par exemple.

Petite Arvine de Molignon 04 :
Elevée partiellement en barrique. Une PA qui m’a paru étriquée par une note de verdeur intense. La bouche semble souffrir des mêmes défauts que celles des vins précédents. Et malgré tout, la touche de salinité en finale est respectée.

Trois vins que je chercherai à re-déguster.

Cuvée Madame 04 :
C’est un assemblage de PA (50%) d’humagne blanche, de pinot gris et de pinot blanc. Elevage en barrique. Nez d’intensité moyenne, sur les agrumes et les fruits exotiques. Joli toucher de bouche fin, et bon équilibre entre acidité et gras. Il reste toutefois un petit rien de SR qui a table avec un poisson en sauce par exemple devrait même passer inaperçu.
Un vin d’assemblage que je trouve réussi.

Chardonnay 04, issu de la gamme « les pyramides » :
Elevé en barrique. D’emblée je lui trouve une note oxydative au nez qui se retrouve en bouche et déséquilibre l’ensemble et lui donnant un aspect fatigué, sans nerf sans fraîcheur. Pb de bouteille ?

 Colline de Daval (Sierre) et Caveau de Vouettaz (Chamoson) : 

Fendant de Sierre 05 :
Premier nez sur l’anis, puis le citron. Un vin de fendant assez gras, auquel il manque un peu de tension, et cela le rend plat. Il possède néanmoins une jolie persistance.

Fendant de Chamoson 05 :
Un fendant auquel il reste quelques grammes de SR ! Les levures étaient-elles fatiguées ? Hors de tout style connu.

Johannisberg 05
(Vignes à Chamoson) : Un vin typé, avec un amer en finale très plaisant. Le vin vient d’être mis en bouteille. Il se goûte mal car il manque d’un peu de fraîcheur et ce d’autant qu’il paraissait bien concentré et fait d’un bloc. Longueur agréable.

Petite Arvine 05 :
Nez fin entre rhubarbe et citron vert. La bouche est tendre, au sent quelques gr de SR. Longueur correcte. Rien d’exaltant.

Païen 05 :
Nez puissant, la bouche est tendue, bien définie, grasse mais sans excès, exempte de SR. On retrouve un caractère minéral affirmé avec une belle note de fumée persistante. Ce vin a été élevé en cuve et a fait la moitié de sa FML. Un bien joli païen, au prix sage (10€).

Pinot Noir 05 :
Elevage en cuve. Récolté à 98° Oechslé. Joli nez de fruits bien mûrs, l’ensemble est frais, minéral et de bonne concentration. Longueur intéressante. Un joli pinot valaisan.

Syrah 04 :
Elevée en cuvée intégralement. Le nez est fin, riche en fruits. La bouche de concentration moyenne, possède des tannins fins, ronds, le tout est persistant, équilibré et long. Une syrah dans le fruit, intéressante.

Adrian Mathier, Nouveau Salquenen, Salquenen :

Pinot noir Lucifer 05 :
Un vin d’assez grande distribution. Nez de fruits rouges d’intensité moyenne, la bouche offre une légère impression de sucrosité. Les tannins sont fins, de concentration plutôt moyenne. Un vin de consommation rapide, une entrée de gamme.

Humagne rouge 03 :
Vin élevé en barrique de 2e ou 3e année. Un vin qui parait fatigué, le fruit est en retrait (petite note de réglisse), la finesse n’est pas au rendez-vous. Plutôt médiocre.

Cuvée Madame 2003 :
Elevage en barrique, c’est un assemblage de Cab sauv, syrah (30 à 40 %), humagne rouge et pinot noir. Le nez est un peu marqué par l’élevage. La bouche est mûre, bien concentrée, de bonne longueur. Intéressant.

Cornalin 04 :
Un vin plutôt moyen, court, qui ne m’a pas procuré à ce moment de plaisir.

Syrah barrique 03 :
Cette syrah est marquée par une forte astringence en bouche. La concentration est intéressante. Le fruit est en retrait. Longueur correcte.

Pinot Noir 03 cuvée ambassadeur :
Une cuvée qui semble être le haut de gamme de ce cépage dans cette maison, dont Salquenen se veut être le fief en Valais. Elevage en barrique neuve durant un an, pour le moins perceptible actuellement, le fruit est en retrait, la concentration et la longueur sont plutôt courtes. Rien d’extraordinaire (et 22€). Certainement pas aussi le meilleur millésime à proposer en dégustation.
Désormais, je vais retourner vers la Cave des Cailles (CC) et de la Colline de Daval (CD) en alternance :

CC, Merlot 04 : Elevé en barrique.
Proposé avec insistance voici deux heures par Cédric Flaction, je cède : nez discret, bouche dotée de tannins ronds, de concentration moyenne, légère astringence. Plutôt moyen.

CD, Merlot 04 :
Nez plus riche, entre le pruneau et le cacao qui devient plus net au fur et à mesure que le vin s’aère. Un vin un peu plus concentré que le précédent, tout en étant frais, digeste. Bonne longueur.

CD, Cab sauv. + cab franc 2001 :
Le premier nez est dominé par les arômes apportés par la barrique. En bouche, le vin a une belle attaque, il est typé, bien tendu, un rien austère, bonne longueur.

Et je continue de m’interroger sur les vins mono cépages (ou presque) du bordelais en Valais. Dans un assemblage je comprends mieux.

CD, Malvoisie flétrie 02 :
Un vin moelleux, dans un registre plutôt souple, avec quelques notes de fruits, de cire. Moyen.

CD, Blanc de Pinot Noir flétri 04 :
Décidément, les curiosités en Valais…
Bouche moelleuse, arômes de fruits rouges frais, dont la fraise qui est très nette et apporte un côté frais à un ensemble correct mais pas inoubliable.

Divinus 03 :
Il s’agit d’un chardonnay flétri. La bouche est davantage concentrée, on s’approche du registre liquoreux. Arômes de cire, de coing, d’ananas, de litchi, l’ensemble possède de la fraîcheur, de la tenue et de la longueur. Autrement plus intéressant.

CC, Lo Teron 02 :
Vin liquoreux issu de païen et de marsanne (50/50).
Robe orangée, l’ensemble est frais, de concentration moyenne, il est élégant, doté d’une forte acidité, bonne longueur. C’est ce vin qui coûte 73 CHF les 75 cl.

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