Souvenirs d’Arvinis 2013 (III) : cave La Rodeline, Claudine & Yvon Roduit

Fendant Vieilles Vignes 2012 : un fendant expressif, minéral et fruité (note citronnée et d’anis), mûr, fin, frais et long. Un chasselas complexe et friand à la fois.

Fendant de Plamont 2012 : ici aussi un vin franc, fin, frais, floral (note de rose), où l’acidité parait plus marquée.  Jolie finale avec un retour une note citronnée élégante.

Humagne Blanche Raffort 2012 : une humagne plutôt discrète à ce stade, mais fraîche et d’une jolie finesse. A revoir.

Petite Arvine Les Claives 2012 : le fruité est discret, mais ce vin vient d’être mis en bouteille voici dix jours seulement. En bouche, pas de souci, cette PA possède du gras,  un bel équilibre, la fraîcheur se fait croquante. la finale est longue, saline, typée. Une PA en devenir.

Petite Arvine La Murgère 2012 : un vin très équilibré et typé. Beaucoup de finesse, du fruité aussi (agrumes, rhubarbe), cette PA se présente plus ouverte au nez que la cuvée Les Claives. Belle finale saline. Un vin riche et séducteur.

Yvon Roduit n’a pas fait de FML sur ses PA.

Le Païen Combe d’Enfer 2011 : vinification en cuve puis élevage en barrique de 225 ou 500 litres, de plusieurs passages chacune. Le but, apporter gras et complexité. Ici aussi, pas de FML. Mise en bouteille en automne. Du fruit et des épices au nez, une sensation de maturité évidente, de la finesse et de la fraîcheur et enfin un très bel équilibre et de la longueur finale. Un fort joli Païen.

Claudine & Yvon Roduit, vignerons-encaveurs à Fully (VS).

Claudine & Yvon Roduit, vignerons-encaveurs à Fully (VS).

Marsanne Les Claives 2011 : le processus de vinification et d’élevage est similaire à celui du Païen. Et pourtant, cette marsanne est agréablement grasse en bouche, vineuse à souhait, d’une grande fraîcheur. La finesse est déjà bien là. Un vin qui se révèlera dans la garde.

Gamay 2012 « Les Terrasses de Claudine » : un vin qui vient d’être mis en bouteille, et qui est un peu bousculé. Pas tant au nez, franchement agréable, avec des notes de petits fruits noirs, de fumée. La bouche n’est pas parfaitement définie, mais les tanins sont fins, agréables, l’ensemble est souple, de bonne longueur et gagnera à être attendu une petite année.

Humagne Rouge 2011 En Praz (vignes situées à Leytron) :  C’est une humagne gourmande, fruitée, fine et fraîche, sans recherche de concentration excessive, plaisante donc, mais avec des tanins serrés, de bonne longueur.

Encore deux cornalin :

Cornalin Combe d’Enfer 2012 : frais, rond, gourmand, avec une belle acidité pour soutenir le fruit mûr, une bouche pleine, de la finesse et de la longueur. Ce cornalin est issu ainsi que son nom l’indique de la Combe d’Enfer. La vigne, située sur la hauteur de la combe, à une hauteur de 600 m, est constituée de huit terrasses.

Cornalin 2011 La Chaille : Intensité et complexité du fruité au nez, on entre ici dans une autre dimension avec cette cuvée. La bouche possède de la vigueur et de la concentration, une fort belle qualité de tanins, une acidité bien intégrée, de la longueur.  Il semble avoir nombre d’atouts pour un bel avenir ce cornalin. Coup de coeur ! Une vigne où les ceps sont plantés à  quelque 10.000 pieds/ha. Yvon Roduit conservant quatre à cinq grappes par cep, toutes « dépaulées » (section du bas et du milieu de la grappe pour assurer une maturité plus homogènes des baies restantes).

Une partie de ces vins ont été re-dégustés samedi 18 mai à la 5e Glorieuse à Martigny, où ils ont procuré le même plaisir. Dont acte !

Le lien Internet vers la cave de La Rodeline, c’est ICI

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Souvenirs d’Arvinis 2013 (II) : avec Christophe Jacquod, vigneron à Bramois (VS)

Un petit mot sur la cuvée Les 4 Eléments (il existe deux cuvées, l’une blanche l’autre rouge). C’est un vin présenté uniquement en magnum. 4 Eléments ? C’est le moins que l’on puisse dire. Quatre vignerons réalisent un vin Romand à partir d’une barrique provenant de chacun d’eux. Chaque millésime est une nouveauté chez tout vinificateur éleveur, alors imaginez le produit de l’assemblage de vins, jamais pareils, de quatre hommes : Christophe Jacquod (Bramois, VS), Philippe Bovet  (Givrins, VD), Guy Cousin (Concise, VD) et Stéphane Gros (Dardagny, GE). A la recherche de la quintessence du millésime ?

Le résultat du vin blanc dégusté avec Christophe Jacquod à Arvinis m’a plu : un vin d’une grande franchise, fin et vineux, fruité mais aussi minéral, élégant tant au nez qu’en bouche, à l’élevage réussi, long en bouche.

Le fendant 2012 : un vin de bonne maturité, d’un bel équilibre en bouche, fin, frais et fruité.

Deux vins de pinot blanc. L’un élevé en cuve, l’autre en barrique. J’aime bien ce cépage, pour lequel la vinification échappe de façon systématique à un quelconque caractère variétal. Ce cépage souvent sous-estimé (comme le pinot gris, il est issu d’un « dégénérescence génétique » d’un clone de pinot noir) offre pourtant un fruité des plus agréables et une finesse indéniable. C’est le cas pour le vin élevé en cuve, frais et fruité. La cuvée élevée en fûts de chêne (durant six mois afin d’apporter un petit supplément de structure et de complexité), est -forcément- un peu plus grasse en bouche.

La petite arvine 2012 était expressive, avec un fruité très sur les agrumes, la bouche était vive et fraîche, typée, avec une finale saline caractéristique du cépage.

Muscat 2012 : nez floral avec une note de litchi, c’est un vin qui possède de la fraîcheur et de la finesse, qui était sec, mais que j’ai trouvé un peu léger en bouche. A revoir plus tard, il était peut-être bousculé par sa récente mise en bouteille.

Christophe Jacquod, vigneron à Bramois (VS)

Christophe Jacquod, vigneron à Bramois (VS)

Les Quatre Eléments, la cuvée rouge. Un vin marqué par des notes toastées grillées au nez, puis des petits fruits rouges apparaissaient. La bouche possède du volume, une acidité marquée et des tanins quelque peu astringents à ce stade. Un vin qui devra vieillir pour s’équilibrer (ne pas oublier qu’il est présenté en magnum, format idéal pour la garde de vins destinés à vieillir).

Pinot noir 2010 élevé en fûts de mélèze : un élevage de six mois en fût. Un vin d’agréable constitution, mais dont les tanins demandent encore du temps car l’astringence en bouche était assez marquée. Fruité mûr, entre notes de réglisse, de bourgeon de sapin (dixit Christophe Jacquod). Un vin sérieux et original à la fois

 

L’indispensable lien vers le site Internet de la cave, c’est ICI

 

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Souvenirs d’Arvinis 2013 (I), avec Jean-François Crausaz maître de chai chez Bolle

Château de Vufflens 2012 : il est ample, floral, avec une petite touche d’anis. En bouche, il est riche, complet, fin et gras, et de belle longueur. L’acidité est plutôt en retrait, surtout au regard des vins de ce millésimes. Jean-François Crausaz me répond que celle-ci n’est pas sa préoccupation première. L’équilibre en bouche lui paraissant plus fondamental. Contrairement à nombre de chasselas de la maison Bolle vinifiés en foudre de bois, celui-ci aura été élevé en cuves acier.

Domaine de Sarraux 2012 : un vin élevé en foudres de bois. Un peu de Co2 à l’attaque, puis beaucoup de fraîcheur, de fruit, de la finesse, une bouche parfaitement en place, de la longueur. Très apprécié.

Domaine du Plessis 2012 : un gaz carbonique discret, du gras en bouche, il est fin et fruité, d’une très bon équilibre en bouche, long,  et semble quelque peu se situer entre le style des deux chasselas précédents.

N° 01 Luins 2011, Collection Chandra Kurt :  ce Luin est minéral, frais, expressif (12 mois d’affinage supplémentaires, voila qui aide bien sûr), un fruité sur des notes de fruits exotiques tel que l’ananas. Beaucoup de finesse, d’équilibre. Belle longueur. C’est un très beau chasselas que voila. Coup de coeur ! DSC_0046

N° 02 Yvorne 2011, Collection Chandra Kurt : ici nous avons à faire à un chasselas puissant, mûr, fruité, fin et frais et long et fort jeune. Le travail sur fines lies y est pour beaucoup. Un vin qui est donc expressif, et dont on perçoit le potentiel sous-jacent. A savoir attendre.

La Licorne Blanche 2011 : c’est un vin blanc d’assemblage (pinot blanc, pinot gris, doral et chasselas). Il se présente avec beaucoup de franchise, sa structure ne manque pas de me surprendre, ce vin est gras en bouche mais il conserve toute la fraîcheur requise pour être équilibré. Belle finesse. Un peu marqué par son élevage sous bois actuellement.

Pinot blanc 2011 Âme Blanche : ici aussi j’avoue être surpris par le volume en bouche de ce pinot blanc. Une matière d’une très belle finesse, fraîche, longue et un fruité expressif sur des notes d’agrumes. C’est fort joli aussi. Ce vin n’est présenté qu’en cols de 50 cl.

 

De bien jolis vins blancs que voila ! Merci à Jean-François Crausaz de m’avoir présenté ces vins.

Le site internet de la maison Bolle & Cie

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Les résultats du 6e concours mondial du merlot ont été dévoilés hier à Zurich par Vinéa

L’Association Vinéa, organisatrice du concours a présenté hier matin à Zurich le palmarès du 6e concours mondial du merlot. En voici le palmarès des prix spéciaux :

 

Meilleur vin du concours décerné par Ticinowine

Meilleur Merlot pur suisse décerné par l’USOE

Comano 2011 – Ticino Doc,Tamborini Carlo Eredi Lamone, Tessin, Suisse

 

Prix Syngenta Champion du Monde des producteurs de Merlot

Pierre-Maurice Carruzzo et fils Chamoson, Valais, Suisse (meilleur pointage sur trois millésimes)

 

Meilleur Assemblage Merlot décerné par la maison Eticolle

Cabernet Merlot 2011 – IGP Côtes de Thongue, Domaine de l’Arjolle – Pouzolles,  France

 

Meilleur Merlot pur étranger

Synthèse 2011 – IGP Côtes de Thongue, Domaine de l’Arjolle, Pouzolles, France

 

Meilleur Merlot Millésimes anciens

Riverbero 2005 – Langhe Doc Rosso, La Vigne di Ca Nova, Roddino, Italie

 

Prix VINEA – Coup de coeur du jury

Merlot Barrique 2011 – Vin rouge suisse Domaine Angelrath, Le Landeron  (NE),  Suisse

Une centaine de crus sur les 324 en lice ont obtenu une distinction (médaille d’or ou d’argent),  soit dans la norme de l’OIV de 30 % de vins primés à un concours.

 

Tous les résultats sont consultables en ligne sur le site du Mondial du Merlot.

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Caves ouvertes en Valais 2013 (II) : à Chamoson et Leytron

En quittant Vétroz, je me suis rendu à Chamoson, la plus grande commune viticole du Valais (mais pas de Suisse, c’est Satigny dans la campagne genevoise qui peut se targuer de posséder le plus grand vignoble du pays), puis à Leytron, le pays des humagnes.

A Chamoson, je suis allé rendre visite à Stéphane Remondeulaz, de la cave de La Bacholle. Il s’agit d’une première rencontre et visite avec ce vigneron.

Très joli fendant 2012, un vin qui n’a pourtant que 10 jours de mise en bouteille. Un chasselas très fin, frais, fruité (poire), minéral, mûr, vineux. Le Johannisberg 2012 a connu ses deux fermentation, ainsi qu’il est d’usage (hors quelques rares exceptions) ici en Valais. Ici aussi, un vin puissant, développant un gras conséquent, mais sans lourdeur, possédant un joli toucher de bouche. Un vin typé, fin, avec une longue finale « classique » d’amande douce. La petite arvine 2012 n’aura pas fait sa  FML. Expressive au nez, fruité, avec une touche de rhubarbe mûre, de glycine, elle possède un bel équilibre entre gras et fraîcheur. Jolie longueur. Une fort belle PA. Bien aimé aussi l’humagne blanche 2011 : de la finesse, de l’élégance, son toucher de bouche est délicat, suave. Et pourtant, ici aussi pas de FML. Encore deux vins blancs, élevés en barrique : le païen 2011, assez marqué par le bois actuellement (note grillée toastée), un vin gras et riche, dense, mais conservant suffisamment de fraîcheur pour savoir être attendu et se présenter de façon plus harmonieuse dans deux ou trois ans.  La marsanne 2011 : elle aussi est très typée. Note d’eau de vie de framboise, mais aussi d’abricot, c’est un vin puissant, qui a besoin de temps lui aussi pour trouver son équilibre. On sent aujourd’hui une petite pointe d’alcool en bouche, mais le vin de manque toutefois pas de finesse.

Une fort jolie gamme de vins blancs que voila ! Des vins riches, fins, frais. Les vins rouges désormais : le gamay 2011 est typé, il offre fruité intense au nez, avec des notes de fruits noirs. La bouche est bien structurée, dense. Le gamay 2012 est plus ouvert. Il apparait comme un vin plus jovial, gouleyant. Il est fin et fruité. L’humagne rouge m’a également paru typée, d’agréable concentration, un peu sur la réserve peut-être. Le cornalin 2012 est fruité, et de belle concentration. Un vin en devenir. Bien apprécié.

Stephane Remondelaz, cave La BacholleStéphane Remondeulaz, cave La Bacholle

Arrêt de politesse chez Jacques Disner, chez lequel j’ai dégusté deux vins, le chenin 2012, déjà dégusté il y a deux mois, soit avant sa mise (voir ici). Il me parait fidèle à ce qu’il m’avait montré il y a peu, peut-être légèrement bousculé par la mise. Il fera sans l’ombre d’un doute un très beau flacon dans les mois à venir. Très apprécié aussi le cabernet franc 2011, fruité, séveux, concentré, bâti sur des tanins mûrs. Bel équilibre en bouche.

Jacques Disner  Jacques Disner, Cave à Polyte

en pensées avec vousLes déviations routières ont parfois du bon. Ici, une vieille vigne et des pensées par milliers.

Deux caves visitées à Leytron : 

J’ai d’abord rendu visite à David Rossier.

Son élégant carnotzet est bien rempli. Ainsi que pour la cave La Bacholle et de la Régence Balavaud, il s’agit d’une première visite. Coup de coeur pour le Champs-longs 2012, un chasselas très fin, frais, floral, élégant, avec une bouche délicate, avec un caractère discrètement épicé en finale. Le Johannisberg 2012 est né sur le cône de Chamoson. Il est typé, fin, persistant, long, bref, c’est un beau Johannisberg. Je déguste ensuite un sauvignon blanc 2012. Les arômes sont un peu discrets, mais en bouche, il y a de la finesse, de la fraîcheur (belle acidité intégrée) et de la longueur. En finale, la typicité du cépage s’avère bien présent car le fruité prend le dessus. La petite arvine 2012 possède un bien joli caractère. Fruité sur les agrumes principalement, tant au nez qu’en bouche, elle a du corps, une tension bienvenue et équilibrante, mais en finale je perçois une très légère douceur. L’Amigne Croix de la Mission 2012 est typée elle aussi. mais possède un peu trop de douceur en bouche pour moi.

Une fort jolie gamme de vins blancs donc. Du côté des vins rouges : le gamay 2012 est un vin fruité, il y a aussi une note fumée, la bouche est encore sur la réserve, les tanins vont demander un peu de temps pour se polir. L’humagne rouge 2011 est typée, concentrée, épicée, franche sinon même vigoureuse. Légère astringence finale, à ce stade, mais elle a du potentiel. La syrah 2012 m’a paru un peu souple en bouche. Elle est marquée par des arômes d’épices, surtout en finale. Le cornalin 2011 m’a semblé plus dense en bouche, plus concentré et puissant. Les tanins sont plus carrés. A revoir.

David RossierDavid Rossier, vigneron à Leytron

La dernière cave de la journée est la cave Le Bosset. Je n’y étais pas retourné depuis un sacré paquet d’années, et je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. A l’époque, j’avais rencontré Willy Michellod, le père de la vinificatrice actuelle. Ses vins d’humagne (rouge et blanche) m’avaient été conseillés par Dominique Fornage , une personne pour qui l’on peut avoir toute confiance je crois.

Je débute la dégustation avec le fendant 2012, qui est d’une belle finesse, franc, vineux, avec des notes fruitées et de fumée. Jolie longueur. Un beau chasselas ! Le Johannisberg 2012 est dégusté accompagné d’une mousse d’asperges blanches (du Valais !).  Il a de la force ce Johannis. Fruité, concentré, frais, fin et long, c’est un vin typé, fort apprécié, tout comme la mousse d’asperges :Mousse d'asperges blanches

L’humagne blanche 2011 m’a enthousiasmé. C’est un vin au fruité généreux, témoignant d’une maturité rare, d’une grande finesse (sans aucun doute cet argument est-il l’un des points forts de ce cépage blanc considéré fréquemment comme plutôt neutre aromatiquement). Fruits jaunes croquants, bouche structurée, grasse mais équilibrée, à la longue finale ou une sensation minérale prend le dessus. Coup de coeur !

La petite arvine 2012 est vive, avec un fruité sur les agrumes. Le CO2 est encore bien marqué, mais la mise est toute proche. C’est une PA puissante et équilibrée. Ici aussi un fort joli vin ! Romaine Blaser-Michellod me surprend en me disant avoir fait sur ce millésime la FML. Le vin est question d’équilibre. La marsanne 2011 est un vin élevé en barriques (de 2e passage). Pas de FML pour elle. Typée (arômes de framboise), elle est fraîche, sans lourdeur. Elle possède déjà un bel équilibre. Le païen 2011 s’exprime avec intensité. Fruits jaunes, finesse et puissance, persistance. Un joli vin de gastronomie qui a dominé son élevage sous bois.

L’humagne rouge 2011 a été élevée en cuve. Je l’ai particulièrement appréciée car elle est présente un très bel équilibre en bouche . Un vin plutôt épicé, délicat, très fin, dense, long et sans aucun doute très digeste.  La cuvée Cyhnoir 2011 a été élevée deux ans en barrique. C’est un assemblage de syrah, d’humagne rouge et de cabernet sauvignon (soit des cépages de trois régions viticoles : le Rhône, le Valais et le bordelais. Un vin puissant, avec une acidité marquée, et une astringence encore bien marquée. Christian Blaser me fera encore déguster la cuvée de cabernet-sauvignon 2010 : élevage en barrique, vignes de vingt ans d’âge. Un autre vin puissant, mûr, avec des tanins gras et concentrés. Un vin qui possède une bouche riche et équilibrée.Romaine et Christian Blaser Romaine Blaser-Michellod vinifie les vins de la cave Le Bosset. Son époux Christian est responsable du travail viticole. Il est aussi l’actuel président de Vitival, l’association valaisanne de production intégrée. Mais il travaille également dans un un bureau d’ingénieurs sur un projet d’irrigation qui conserverait les vignes dans un état de stress modéré. A la cave, vous serez le plus souvent accueilli par Corinne, la soeur de Romaine.

Je remercie tous les vignerons visités durant cette journée pour leur accueil et leur disponibilité. Remerciements qui vont bien sûr à leurs familles et collaborateurs.

Les coordonnées Internet des caves :

Stéphane Remondeulaz, cave La Bacholle

Jacques Disner, Cave à Polyte

David Rossier : Cave David Rossier

Cave Le Bosset (familles Blaser-Michellod et Goodchild-Michellod)

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