Visite estivale à la Cave de La Côte ! Il fait chaud ? Vive les rosés !

La saison estivale « battant son plein » nous avons dégusté en compagnie de Sylvie Comandona la directrice commerciale et de Rodrigo Banto une sélection de vins que je qualifierai « d’été », puisque nous avons dégusté quatre vins rosés.
Durant cette matinée, ça aura également été pour moi l’occasion de rencontrer le nouveau directeur de la cave, monsieur Julien Hoefliger, qui a remplacé l’an passé monsieur Thierry Walz, qui avait fait valoir ses droits à la retraite.

Les Chaumes 2016 : c’est un Oeil-de-Perdrix, donc un pur pinot noir :
La robe est d’un beau rosé, sans trace saumonée. Le nez est fin, frais, intense et complexe, avec des notes de fruits rouges comme la fraise, la groseille.
La bouche a une belle tension, mais équilibrée. La rondeur (où plutôt le gras) sont là, et devraient être un peu plus prononcés dans quelques semaines. C’est un Oeil-de-Perdrix parfaitement équilibré, gourmand sinon sapide, et dans tous les cas qui peut-être considéré comme sapide. Belle longueur finale.

Le Roussard 2016 : c’est un pur gamay.
Le nez est intense, avec des notes de fruits rouge comme la framboise et la fraise tout particulièrement. La bouche est délicate, portée par une très agréable finesse qui fait suite à une attaque à la vivactié tempérée. Un tout léger gaz carbonique est encore présent, mais il ne perturbe pas l’équilibre de la bouche qui est à la fois très fine et gourmande. Ce rosé de gamay est un vrai vin de soif, mais un vrai vin aussi, offrant en outre une fort jolie longueur finale.

Rosé de Merlot 2016 :
la robe est plus dense et intense que celle de l’Oeil-de-perdrix et du rosé de gamay. Le nez est fin, franc, d’agréable intensité, avec a nouveau des notes de fruits rouges qui dominent, dont la fraise écrasée, mais aussi une note plus discrète de cassis. La bouche est consistante, offrant un volume vraiment intéressant. La fraîcheur (tension) et la finesse ne sont pas en reste. Tout comme l’équilibre et la longueur. Redégusté quelques heures plus tard au restaurant, ce rosé m’a non seulement convaincu, mais a également séduit le cuisinier.
Un rosé gastronomique que je vous invite à découvrir avec un poisson du lac (recette à suivre en vidéo prochainement).

La Cuvée Le Rosé 2016 :
Cette cuvée est réservée aux petits distributeurs et à la Manor.
Un vin qui offre lui aussi une belle intensité de robe, un nez très fin et complexe, avec des notes de framboise, de cerise rouge et aussi de noyau de cerise. La bouche offre une sensation de maturité évidente. Elle est à la fois riche et puissante, mais, parfaitement équilbrée. Ce rosé complexe, réalisé à partir d’un assemblage de gamret et de garanoir appelle une cuisine raffinée et fine. Très jolie longueur finale.

Voici quatre rosés à prix vraiment très concurrentiels (Roussard et Chaumes à 10,70 départ cave. L’Oeil-de-Perdrix est en action actuellement à 11,60. le rosé de Merlot est à 15,90). Mais voici surtout quatre vins très réussis et qui se complètent admirablement. Mon coup de coeur aura été pour le rosé de Merlot.

Nous poursuivons avec le cépage Doral.

Doral millésime 2016 : la robe est d’un jaune pâle d’intensité moyenne, limpide. Le nez est très fin, franc et frais, avec des notes de fruits mûrs tels l’abricot, mais surtout la pèche. La bouche est d’une grande finesse et d’une délicatesse qui ne manquera pas de surprendre ceux qui pourraient se montrer réticents devant ce cépage rare (issu de la pollinisation du chasselas par du chardonnay).
La bouche est délicate, d’une grande finesse. Un petit carbonique, très fin à l’oeil, et imperceptible en bouche fait l’étoile à la surface du verre. C’est un vin très délicat, long, qui fait montre d’un joli caractère en bouche. Très apprécié. Il est aussi à un prix canon (14,90 CHF).

Le millésime 2015, qui bénéficie de douze mois de bouteille supplémentaires présente un nez plus intense, et une aromatique un peu plus complexe. Mais l’équilibre du 2016 me séduit un peu plus pour le repas à réaliser en après-midi.

filet de palée (fera) mi-cuit (cuisson dans un bain d’huile à basse température), tempura de fleur d’aubergine, ratatouille à la façon du chef et quinoa en deux couleurs.

Je sélectionne le millésime 2016 avec le rosé de Merlot pour accompagner le plat du Chef Frédéric Marchand durant le premier tournage de la chaine des accords mets et vins que je suis entrain de monter en collaboration avec le photographe et désormais vidéaste Bruno Payrard.
Informations et film à suivre prochainement. Je puis d’ores et déjà vous dire que le maître queue a été séduit par les deux cuvées présentées.

Le Sauvignon blanc 2016 : robe pâle et limpide certes, mais le nez est intense, typé, il offre une complexité indéniable : sureau, groseille à maquereau, une petite touche mentholée, et aussi de romarin. La bouche est vive, mais riche et équilibrée. En bouche je retrouve également une note de bourgeon de cassis. C’est un très beau sauvignon blanc, parfaitement typé, et très bien dessiné en bouche.

Nous poursuivons avec le garanoir 2016 : lui aussi est typé. Complexe au nez avec une note de moka, une autre de fumée, et de fruits noirs. La bouche est agréablement dense, les tanins sont très fins. La consistance en bouche surprend par sa richesse. Un garanoir parfaitement dans le style de ce que l’on peut en attendre.

Nous quittons le « monde » des vins d’été pour déguster trois cuvées pour le plaisir :

La Cuvée Auguste Chevalley Brut : C’est donc un vin mousseux !
Le nez très fin, sur des notes de fruits jaunes. La bouche offre une belle vivacité mais aussi de la vinosité, de la fraîcheur et de l’équilibre. En bouche le boisé apporte une petite complexité supplémentaire à la matière. Jolie longueur finale. C’est un beau mousseux, fin, riche et vif, avec du caractère.

Le Gamaret 2014 : au nez on décèle des notes d’épices douces, de bois de santal. En bouche, le romarin est bien présent, ainsi qu’une note de poivre blanc. La bouche a un joli volume, une finesse très agréable, de l’équilibre et une jolie longueur.

Le Gamaret 2013 : La robe profonde, un nez intense avec des notes de fruits noirs et d’épices. En bouche il présente une bouche plus structurée et -étonnament- plus tendue également. Le cépage est vraiment très bien typé.

Que du bonheur ! Année après année, les vins sont précis, typés. Enfin, et surtout ils plaisent

Share This: