Archives mensuelles : mai 2010

A Lyon, je déboule dans les Traboules, et me visse dans les Bouchons

Il n’est pas fini le bon temps, il continue (enfin, espérons !). Retour de vacances ce vendredi soir, après une promenade à Lyon, Toulouse puis en terres catalanes -plus précisément sur la Côte Vermeille. Pour cette dernière, c’était un retour. Pour les deux villes, une découverte. Et tout ça toujours sous le soleil (nous passerons sous silence la petite bruine de samedi à Toulouse et le petit orage qui laissait à croire que la ville allait se noyer parce que trois évacuations de caniveau étaient bouchées).

Au retour, après une traversée du Roussillon, puis du Languedoc et d’une partie du couloir rhodanien  avec un vent qui a du décorner plus d’un cocu, arrivée à la maison, où nous avions un centimètre de neige sur le sol et sur les autos le lendemain matin.

Aujourd’hui quelques souvenirs lyonnais, façon cuisine lyonnaise (abondant quoi !).

 

Lion de Lyon

Lion de Lyon

Lyon aura été une ville coup de coeur assurément ! Une grande et belle cité où tout semble être à sa place. Ainsi, même la Banque Cantonale de Genève se trouve face au Rhône !

Certes, le plan de circulation est totalement infernal pour celui qui découvre la ville(mais on s’en fout un peu, une fois la voiture dans le parking de l’hôtel, vive la marche à pied, le métro, voire la Ficelle). Je ne suis pas venu ici pour me prendre la tête (d’Or).

Mais tout de même ! Ces automobiles parquées systématiquement en double file, ainsi que sur tous les passages piétons, ça ne fait pas propre en ordre (tiens depuis l’avènement de l’ère Sarko, on nous bassine à tout va avec le développement durable, et tout le toutim, faut voir à quoi ressemble une place après le départ du marché ! C’est hallucinant : papiers, plastiques, cartons jonchent le sol et attendent l’arrivée des éboueurs. Lamentable.

Sinon, quel charme, quel plaisir de déambuler dans les rues, de découvrir les traboules, les Bouchons et leur cuisine. Ces bouchons sont soit « authentiques », soit « vrais » où « véritables », c’est à choix.

Promis, je n’attendrai pas la retraite pour retourner m’attabler et visiter la capitale des Gaules ! Allez hop,voici Lyon en quelques photos et quelques adresses :

 

ICEO, fin jeu de mots pour un restaurant à la cuisine légère et bien maîtrisée, toute faite de spécialités méditéranéennes. De l’extérieur, je croyais m’approcher d’un restaurant universitaire (pardon David !). A l’intérieur, c’est coloré, l’ambiance est jeune, détendue, mais surtout, on y mange très bien ! Une très bonne première étape gourmande à lyonnaise, un peu magique aussi (un étonnant et épatant prestidigitateur passe de table en table actuellement au ICEO les week-end). Une adresse proposée, certains l’auront compris, par mister Pignolo. Ce dernier en a quasiment fait sa cantine pour ainsi dire. De plus, c’est aussi au ICEO que se réunit son groupe de dégustation. On doit être dans le quartier de Gerland je crois (pas évident la nuit et en arrivant en métro). C’est au 147 avenue Jean Jaurès. Le restaurant paquebot a son site ici

 

Côté restaurants après ICEO, voici venue l’heure des Bouchons, au coeur du Vieux-Lyon !

Bouchon Lyonnais

 

David nous a conduit au Laurencin, qui est, vous vous en douterez, un véritable Bouchon lyonnais ! Un restaurant où l’on mange comme des lyonnais, bien évidemment. C’est très bon, mais aussi, proprement gargantuesque. Et je sais je quoi je cause, me nourissant à la table de Madame Vins-Confédérés depuis plus de seize ans ! Le menu « lyonnais » à 15 € peut nourrir deux provinciaux ou trois parisiens. Le Laurencin se trouve au 24 rue Saint-Jean. Dans le cinquième arrondissement. Il est ouvert tous les jours, et sert sa généreuse cuisine midi et soir. Son téléphone : 04 78 37 97 37.

Cervelle de Canuts

Salade verte et terrine de lentilles du Puy

Souris d'agneau et gratin dauphinois

 

Le lendemain, enfin rassasiés de notre déjeuner lyonnais au Laurencin, nous revenons rue Saint-Jean, mais au numéro 33, et nous poussons la porte de L’Amphytrion. C’est le Bouchon qui promettait de mettre les bouchées doubles. Il a tenu parole. Pour comprendre l’ambiance des lieux, voir les photos ci-dessous. Tél. : 04 78 37 23 68. On y sert non stop de midi à minuit. Si vous voyez Estelle Edwige (au service), évitez d’être sur son chemin. La demoiselle, sans être callypige, à la fâcheuse habitude de heurter le dossier de votre chaise. Une fois ça va, mais tout au long du repas, c’est pénible.

L'Amphytrion

L'andouillette de l'Amphytrion

L’andouillette ? Ce sera pour la prochaine fois !

Côté vin, pas de chichis. Le beaujo 2008 nous ayant été déconseillé, nous nous sommes rabattus sur du Côtes-du-Rhône au pichet. On a aussi testé (avant le repas, à l’apéro) un Macon-Luigné bien sympa aussi.

l'Amphytrion II

Le français Lyonnais

Le français lyonnais, c’est déjà tout un programme. Mais les Bouchons de Lyon mériteraient une AOC !

Bien entendu, c’est pas du fast-food (quel bonheur !). Si vous arrivez sur le coup de 13h00, assurez-vous de n’avoir aucun rendez-vous avant 15h30 heures trente (deux heures pour manger et 30′ pour vous rendre à votre rendez-vous !).

St-Jean, l’apôtre du bonheur ? A Lyon ça ne fait aucun plis.

véritable bouchon Lyonnais

Ceci est également un véritable bouchon Lyonnais (ne vous fiez pas au feu tricolore en fond d’image) !

 

Pour bien manger, il faut de bons produits. Vous en trouverez dans les halles de Lyon. Elles sont situées à proximité du « stylo bille » ou « crayon » (la fameuse tour du Crédit lyonnais et aussi du plus haut hôtel d’Europe, le « Radisson SAS »). Si tu vas à Lyon, vas-y (aux halles) ! Soit, les commerces ici, c’est haut de gamme. Mais tout de même, se voir proposer un verre de muscadet et une demi douzaine d’huîtres à dix heures du matin (j’ai décliné l’offre…), c’est à vivre ! Avec des meilleurs ouvriers de France en veux-tu en voila, et champions du monde, il y a du beau monde in situ. Je reviendrai sur le fromager de la place prochainement.

halles de Lyon

Bahadourian, épicier

Et puis Lyon, c’est aussi

les toits de Lyon

ici, le Père Noël doit avoir du boulot !

 

Les Traboules : ça se visite, mais au bon vouloir de leurs habitants, qu’il convient de respecter en se montrant discret. On ne se défoule pas dans les Traboules.

traboule I

traboule II

traboule III

traboule IV (La Tour Rose)

traboule V

traboule VI

Stylo ou crayon ?

Depuis la colline de Fourvière, une vue  imprenable sur la ville. Le Mont-Blanc est visible à l’horizon ? La pluie sera là sous trois jours parait-il.

la fresque des lyonnais

Il ne manque que David « Pignolo » sur la fresque des lyonnais. Un grand merci à toi pour nous avoir apporté ton assistance à découvrir Lyon.

CIAO CIAO

Laurent

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Rencontres au caveau du Rocher : Jacques Disner et des saveurs du Salento !

Jacques Disner est un vigneron chamosard qui fait partie des lecteurs « professionnels » de ce blog. Le nom de sa cave est :

La Cave à Polyte. Jacques tient un blog, qui est référencé dans mes liens.

Je n’avais jamais eu l’occasion de le rencontrer jusqu’à ce jour. Ne réussissant pas à me libérer, par exemple, pour participer à Vinisssima (à Saint-Pierre de Clages, in situ donc) et ne l’ayant jamais croisé jusqu’à présent dans un salon, chez lui, ou lors d’une dégustation délocalisée hors de sa commune (à Vinéa par exemple). De fait, je ne connaissais pas davantage ses vins. C’est chose non pas faite, mais plutôt débutée, puisque Jacques est venu jeudi passé à La Chaux-de-Fonds présenter ses vins à des amateurs.

Quittant mon lieu de travail, je me suis rendu rue du Rocher pour faire connaissance de visu avec lui, et découvrir ses vins. Je n’ai pas pris de notes écrites, j’avais la tête un peu retournée par 12 heures de travail. J’évoquerai donc succinctement les vins où plutôt leur style. Point de compte-rendu détaillé donc.

J’ai aimé le fendant de Chamoson 2008, frais, dense, floral, que j’imaginerai volontiers se marier avec une fondue ou une raclette. Puis le Johannisberg 2008, dont j’ai apprécié tout particulièrement la finesse, voire la délicatesse. On est loin avec ce vin d’un vin bodybuldé. Ce « Johannis » a pourtant comme tous les « Johannis » fait sa malo. Aucun caractère de lourdeur, ou aspect capiteux. C’est un vin très fin, floral, qui devrait se marier idéalement avec des asperges (du Valais ou d’ailleurs, ne chipotons pas).  Jolie et agréable petite arvine 08, fraîche, fine, certes pas exubérante, mais précise et droite, typée. Deux vins encore : un rare vin de chenin, que Jacques est l’un des cinq ou six encaveurs valaisans à vinifier et à élever. On avait d’ailleurs fait la liste ensemble : Le Domaine de l’Etat, soit le Grand-Brûlé, la cave Cornulus (Clos Mangold), Maurice Giroud-Pommaz (La Siseranche), Simon Favre-Berclaz (Cave D’Anchettes), et je dois quand même en oublier un, zut. Un vin de chenin dense, sec, jeune, bien tendu, qui m’a paru prometteur. Certes, il possède une acidité marquée (en Valais), mais pas dans un registre ligérien non plus. Pour finir, le vin blanc qui m’a paru ce jeudi le plus en verve est le païen. Un vin puissant, riche, frais, épicé en finale (note poivrée) droit et long. Deux autres vins de gastronomie. Tous ces vins ont été élevés en cuve.

Moins séduit par les vins rouges (ou peut-être fatigué à ce stade de la soirée ?), je retiens surtout le gamay 08, un vin fruité, gouleyant (pour ne pas dire jovial). Un vin digeste, à boire à grandes lampées en causant avec des copains autour d’un assiette valaisanne pourquoi pas.

De gastronomie, il en a été aussi un peu question lors de nos causettes avec Jacques. Le vigneron a d’ailleurs évoqué un cuisinier sédunois qu’il apprécie tout particulièrement, et que je connais depuis près de dix ans : Jacques Bovier (restaurant La Sitterie à Sion). Ce restaurateur avait d’ailleurs accueilli le groupe d’amateurs que je « cornaquais » lors de la 1ere RAVS (Rencontre Avec les Vins Suisses) en 2002, nous offrant sa salle tout un après-midi -gracieusement ! Le soir, nous avions réalisé un excellent souper. C’était l’époque du Buffet de la Gare à Saint-Léonard.

Bref, une agréable soirée. Merci Jacques.

Je suis retourné au caveau de la rue du Rocher dimanche après-midi, pour un vernissage gastro-festif. Deux artistes italiens, du Salento (le sud des Pouilles, soit, le talon de la botte italienne) présentaient leurs œuvres au public.

les cités perdue d'Antonio Coï I

Une évocation -parmi d’autres, des Cités Perdues d’Antonio Coï.
Salvatore Stifani construit un univers mêlant des signes égyptiens, des cellules nerveuses (c’est ainsi que je les ai « lues », de pièces d’horlogerie et d’un alphabet personnel.

Salvatore Stifani I

Salvatore Stifani II

Antonio Coï, a quitté les Pouilles, à l’âge de treize ans suite au décès de sa mère. Il est alors venu en Suisse rejoindre son père. Si en Suisse il dessine des maisons munies d’une seule porte, il semble qu’en Italie il n’en dessine aucune et que sa peinture l’emmène ailleurs ! Mais il chante également, et plutôt bien d’ailleurs.

Dimanche, il était accompagné par ses frères Elvio et Pino. Ils ont interprété des chansons de leur région ainsi qu’une de Vénétie, un hommage à l’épouse d’Antonio, Rita. Un moment musical très vivant et réussi. Antonio Coï est un artiste musical complet (il a fréquenté le conservatoire de Berne). Il a chanté, joué au piano électronique et aussi de la trompette.

Les cités perdues d'Antonio Coï III

Elvio, Antonio et Pino Coï

Elvio, Salvatore et Pino Coï.

Puis, s’en est suivi un apéritif festif aux saveurs des Pouilles (hum, les beignets du Salento, réalisés sous nos yeux en prime !).

Giovanni, j’ai d’autres photos (que nous pourrons échanger par mail). Dimanche soir, j’étais de retour dix neuf ans plus tard à Lequile, à Otrante, et à Lecce bien sûr (une superbe ville que j’invite chacun à aller visiter)

Les artistes ont versé ou verseront un quart du produit de la vente de leurs oeuvres durant cette exposition en faveur des indiens Cocamas de San Martin de Tipishaca au Pérou. Le but étant de développer un tourisme écologique et de protéger un bout de la forêt amazonienne. Jacques Disner aura également reversé une partie de ses ventes au profit de cette action charitable. L’organisateur de la soirée, Giovanni Sammali, vend quant à lui, grâce à la générosité d’un commerçant, tout un stock de casquettes et sweat shirts, dont la totalité de l’argent récolté va au bénéfice de cette opération, Asiendes Noël 2009. Bravo !

Laurent

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Vignobles d’altitude, de Visperterminen en Suisse…

…en passant par le Liban, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, mais aussi l’Argentine et la France, voici une vision oenotouristique des vignobles de montagne ou de forte pente.

 

Voyage immédiat, pittoresque parfois, proposé par un « multi-récidiviste » du livre électronique, le journaliste viti-viticole Suisse Philippe Margot.

Un court ouvrage d’une quarantaine de pages au texte précis et concis, qui accompagne de remarquables photographies.

Un livre (gratuit !) qui devrait ouvrir la porte de la curiosité chez l’amateur, mais qui apporte aussi à une certaine forme d’espoir pour ces vignobles de « l’extrême » par la  reconnaissance méritée qu’il leur offre. Ne recherchez toutefois pas l’exhaustivité, cela ne semble pas avoir été le but de l’auteur.

 

J’espère que vous prendrez plaisir à le consulter, tout comme moi, en cliquant ici

Les autres ouvrages de Philippe Margot se retrouvent d’un seul clic, ici

Un autre lien à suivre :

le Centre de Recherches, d’Etudes et de Valorisation pour la viticulture de Montagne : le CERVIM

 

Laurent

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Viti Vini Funi Fully

 

Funi de Fully I

Funi Fully II

Ce funi, on l’appelle aussi « Princesse des Claives« …

Funi Fully III

S’il vous plait, n’imitez pas ces touristes, ce funi est un outil de travail pour les vignerons.

je vous tend Les Perches, c'est la Belle Usine de Fully

La Belle Usine, ancienne usine d’électricité et aujourd’hui salle de spectacles.

le plaqueminier est l'arbre du kaki

Si quelqu’un ose me dire que la vallée serait plus belle avec un pont géant pour l’enjamber !

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Vully, entre oppidum gaulois, vignes et lac

Après le gâteau du Vully, voici des photos de la région du Mont-Vully. Ce sommet, domine le plateau central et permet d’avoir une vue globale sur la région des trois lacs. L’appellation viticole du Vully, de taille modeste certes (150 ha), se partage entre des vignerons de deux cantons différents (fait unique en Suisse ?).

 

Le sommet et l’extrémité Est du Mont-Vullly, vus depuis Morat.

Mont Vully. Altitude : 653 m. Un sommet qui domine d’un peu plus de deux cent mètres le niveau des eaux des trois lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat) et la plaine environnante. Un poste d’observation privilégié.

Pourvu de riches terres agricoles de la région des Trois lacs, voici le Seeland.

Neuchâtel et son lac (vue très partielle, il mesure 40 km). Au loin, les montagnes neuchâteloises.

Chasseral.

A Sugiez, depuis la rive nord du lac de Morat, vue sur la ville médiévale de Morat. En arrière plan, les alpes bernoises.

Une fortification dont la construction n’a rien à voir avec la palissade de troncs d’un village d’irréductibles gaulois d’Armorique…

 

Sous le sommet, un vignoble jumeau : le Vully fribourgeois (100 ha) et le Vully vaudois (50 ha) :

 

Le vignoble du Vully s’est dôté d’une fête du vin : Vullyssima.

Elle se déroulera le deux mai prochain, à Morat, à bord du bâteau Fribourg, qui restera à quai pour l’occasion.

Le programme  de la journée :
- Un marché aux légumes sur les quais, organisé par les maraîchers du Vully
- De la restauration (friture du lac et risotto)
- Un concours de dégustation : trophée « Vullyssima »
- Des animations pour les plus petits

Ce parfum de printemps que nous attendions depuis de longs mois. Le voici enfin.

Un parfum sudiste quasi surréaliste règne ici par la volonté de quelques propriétaires de grandes et luxueuses villas.

Mais l’on préfère rapidement la quiétude qu’inspire le bord du lac, au luxe ostentatoire de ces propriétés.

 

Laurent

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