Ah, quand le pinot noir est bon, il l’est même deux fois !

Deux très belles cuvées de pinot noir ouvertes récemment à notre domicile. La première est un cadeau d’un ami : un pinot noir neuchâtelois de 1985. Un vin âgé de trente deux ans, et, il faut le dire, il y avait toujours du vin dans la bouteille. Bien sûr, je ne parle pas du niveau du  vin dans la bouteille…
Le vin restait fruité, avec des notes de griottes, mais aussi de torréfaction. L’olfaction avait une belle intensité et était pure.
La bouche était délicate, fraîche, et si elle n’était pas d’une grande richesse, ce pinot noir n’était tout simplement pas décharné !
Du fruit, de la fraîcheur, et aussi une belle longueur. On ne peut que se réjouir, et oublier cette appellation de « Premier Cru » lue sur l’étiquette qui est à la fois aussi saugrenue et inutile (sinon risible), puisqu’elle n’existe tout simplement pas dans  la législation neuchâteloise.

Un autre cuvée de Pinot Noir : elle nous vient de Salquenen. Sur un millésime plus jeune : 2013. Elle nous est due au vigneron de la décennie, Diego Mathier, à son oenologue Cédric Leyat, et toute son équipe de vignerons, La Grande Réserve de Salquenen.
Le fruité est franc, pur, intense, complexe, avec des notes de petits fruits rouges, qui dominent l’élevage en fûts. Ce dernier est là pour accompagner la matière. La robe est profonde, mais elle n’est noire pour autant. La bouche est structurée, riche, mais pas pesante ou lourde. La finesse apparait déjà, elle n’ira quand grandissant dans les années à venir. C’est aujourd’hui un très beau vin, qui pourrait grand demain. Bravo !

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