• Les Caves Ouvertes du Valais 2017

A Bio Lavaux : une réussite populaire certes, mais de très beaux vins avant tout !

Les sept caves et vignerons présents ont dû goûter leur plaisir devant la réussite de leur petit salon des vins Bio (et biodynamique) de Lavaux, qui s’est tenu au domaine Wannaz, à La Tour Chenaux ce samedi 1 avril.
Arrivé à 12h, soit une heure après son ouverture seulement, à une heure où je pensais tout un chacun à table, je devais déjà me frayer un chemin pour atteindre les professionnels et déguster leurs vins.Ambiance cosy (merci où plutôt bravo pour la déco!) et décontractée (on t’accroche une jonquille à la chemise, veste ou robe à ton arrivée), les oenophiles et leurs familles circulent de stand en stand, et s’offrent un arrêt sur l’un des bancs (d’église) disposés dans la salle. Une initiative bienvenue pour qui souhaitait poser son séant quelques instants (où plus).

Contrairement à ce qui était annoncé de prime abord, c’était sept et non pas six caves qui présentaient leurs vins : Le Domaine des Faverges, Dom. Blaise Duboux, Dom. Pierre Fonjallaz, Dom. Picard, Dom. Wannaz, Dom. Jaunin, et la maison Hammel qui dispose en Lavaux d’un domaine en bio.De forts jolis vins dégustés, certains originaux : un non-filtré au domaine Piccard, un chasselas doux titrant 5° d’alcool au domaine Wannaz. Certains vins présentés étaient encore en cours d’élevage : le chardonnay 2016 -vignes de Lutry- de la maison Hammel par exemple. D’une facture très classique, mais très agréables : les vins de la cave de Pierre-André Jaunin, de Chexbres étaient l’une de mes découvertes du jour avec ceux de Jean-Christophe Piccard (Lutry).

Honnêtement, un cran au-dessus des premiers cités, il y avait ceux de Pierre Fonjallaz (des blancs tip-top, dont le Calamin), le Domaine des Faverges (remarquable cuvée l’Enigme 2014 : un chasselas droit, très fin, d’une grande fraîcheur et d’une minéralité exemplaire. Mon vin coup de coeur du jour. A garder en mémoire également : la syrah 2015 en fin d’élevage. Un  vin complet depuis la robe en passant par le nez jusqu’à la bouche !Enfin, et ce n’est aucunement du cirage de pompes, il y avait aussi Blaise Duboux. Toujours aussi chaleureux, bon communiquant, et réalisateur de vins tout simplement somptueux. Un Plant Robert 2015 d’un insigne franchise et fraîcheur, sans aucune lourdeur due à la richesse du millésime, et trois vins blancs remarquables : Le Dézaley Haut-de-Pierre, le Calamin (avec sa magnifique signature sous forme d’amertume noble en finale -tout comme chez Pierre Fonjallaz d’ailleurs), et aussi, sinon surtout, un St-Saphorin 2016 gourmand à souhait, sapide, frais, ouvert, et bien sûr minéral.

Longue vie à Bio Lavaux ! Une initiative que l’on souhaite voir se mener désormais partout en Suisse Romande, où en Suisse tout simplement.

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