Visite à la cave de La Colombe de Raymond Paccot

Je n’ai pas évoqué les vins du Domaine de La Colombe lors du récent Mémoire & Friends à Zurich. C’est parce qu’une qu’une dégustation était déjà prévue à la cave à Féchy.

Après une première dégustation dans la cave en famille, je retourne vers Raymond Paccot pour « parler » chasselas à quatre mains en vue d’en réaliser un article pour le blog.
Mais deux journalistes américains arrivent et je repars vers une seconde dégustation, avec Raymond Paccot bien sûr pour la mener !  :

 

Féchy La Colombe 2012 : Un vin fin, frais, légèrement perlant, avec des arômes de tilleul, de poire. C’est un beau premier contact avec les vins du domaine. Belle longueur.

Féchy En Bayel 2012 : Nez floral, avec une note de rose, fruité aussi (poire), la bouche est fine, fraîche, sur bel équilibre, plutôt tendre (dans le sens où ce vin est moins marqué par la tension en finale).

Féchy Le Brez 2012 : note de tilleul au nez, je lui trouve une petite note de bonbon anglais également, la bouche est structurée, la finale un peu marquée par le gaz carbonique actuellement (Raymond Paccot ouvre les bouteilles et fait le service, les vins ne sont pas préparés, passés en carafe). Un vin marqué par son terroir, avec une note minérale prononcée, mais aussi un sensation épicée (poivre). La fraîcheur est là, il suffit d’être un peu patient.

Petit Clos 2012 (terroir qui se trouve à Mont-sur-Rolle): Nez puissant, bien ouvert avec des notes de poire mûre, en bouche se chasselas se présente avec un fort belle structure en bouche, de la tension qui équilibre la gras de la matière. Belle longueur.

en dégustation à La Colombe

Raymond Paccot à gauche et les journalistes américains

Des vins de terroir, bien jeunes, que l’on appréciera selon son goût rapidement ou non. Pour se convaincre que ces vins peuvent être attendus, nous avions terminé cette dégustation avec la cuvée En Bayel, millésime 2001. A découvrir ici.

Cuvée des Anciens 2012 : nez ouvert à la fois sur des notes florales et fruitées, une bouche un peu ronde, offrant une belle persistance, fraîche, élégante et équilibrée. Un vin que je trouve plus accessible à ce stade que les crus précédents.

Cuvée Fredy Girardet 2012 : un vin issu de vignes sises à Mont-sur-Rolle. C’est un cru d’assemblage qui varie selon les millésimes (voir sur la page de ce vin sur le site du domaine de La Colombe) : un fruité un peu discret, sur des notes de fruits exotiques (tel le litchi). Un vin d’une réelle finesse, d’une belle fraîcheur, mais auquel j’aurais peut-être souhaité un peu plus de structure.

Les Curzilles 2011 :  un nez d’une grande finesse, avec des notes végétales mûres, de l’anis. Jolie bouche, bâtie sur une trame toute de finesse, d’élégance. Belle longueur. Ce vin est issu d’une vigne de 8540 mètres carrés, complantée des cépages pinot gris, doral, chasselas, savagnin et de riesling. Elevage en amphore de béton durant 10 mois.

Pinot gris 2012 : nez de fruits exotiques (mangue), la bouche est parfaitement définie, fraiche, élégante, longue. Quel résultat si l’on se dit que ce vin n’a « bénéficié » que de six mois d’élevage. Il s’agit de vignes encore jeunes, de huit à quinze ans d’âge.

Colombe grise 2011 : on a beau être satisfait d’avoir dégusté un pinot gris tel que le vin précédent, il faut bien admettre que cette cuvée Colombe grise vous emmène dans une autre dimension. Ce vin possède plus de profondeur, ce qui est aussi normal en raison de l’âge de la vigne (60 ans), et aussi de la durée de l’élevage (18 mois), de l’attention portée. Le travail des lies n’est pas étranger non plus à la densité de cette cuvée expressive, au fruité mûr avec des fruits jaunes, des notes épicées. Beaucoup de finesse en bouche, d’élégance et jolie longueur. C’est un vin jeune qui se donnera encore mieux après une garde de trois ans certainement.DSC_0077

Chardonnay 2012 : c’est une cuvée élevée en cuve, d’un naturel épatant, note de pèche mûre. C’est une cuvée fraîche, tonique, avec une finale longue sur laquelle apparait une note minérale. Raymond Paccot en est content, il la trouve être un beau vin de copain.. Per-Henrik Mansson lui est dithyrambique, il en parle comme le « best buy » dégusté pour l’heure à la cave.

Chardonnay Réserve 2012 : un nez très mûr, un peu boisé aujourd’hui (ça lui passera avec le temps), avec des notes de beurre frais aussi. J’aime beaucoup la bouche, équilibrée et virile, concentrée et fraîche. Belle longueur aussi. Ici, on rentre dans le domaine de vin gastronomique, entre copains ou en famille…

Chardonnay Réserve 2004 : une petite note de rancio, la couleur du vin attestait déjà de son évolution, mais ce chardonnay ne se trahit pas pour autant. On perçoit toujours du fruit mûr. Il y a de la finesse, de la longueur. La patine laissait croire que le vin possédait un poil de douceur. Raymond m’assure que le vin est sec. Une fatigue de ce vin qui n’est après tout qu’un problème de bouteille ?  Un autre col aurait peut-être été flamboyant !

Amédée VI 2011 : Amédée, est pour moi le vin de l’émotion ultime chez Raymond. Il faut le juger selon des critères gustatifs. Per-Henrik Mansonn semblant en avoir d’autres (en particulier parce qu’il est hôtelier et restaurateur et gère donc sa cave et ses achats de vin). En cela, nous aurons ici lui et moi notre pomme de discorde. C’est le chef d’oeuvre de la cave, qui ne manque pourtant pas de joyaux. Beaucoup de finesse au nez, de fruité (fruits jaunes) des épices aussi. La bouche est sapide à souhait, à la fois franche et fraîche, racée et élégante sans manquer de densité. Belle longueur finale fort droite sur laquelle se greffe une pointe de minéralité.

Sauvignon blanc Réserve 2011 : marqué par des notes de buis, c’est un vin qui est à la fois franc et frais, bien constitué et de bonne longueur. Un soupçon de complexité serait le bienvenue, mais le millésime décide avant le vinificateur et éleveur.

Pinot noir 2012 : il pinote déjà. Il est frais, fruité, fin et élégant. Les tanins sont très agréables déjà et s’affineront si l’on souhaite le conserver un an ou deux, mais il est déjà très accessible et gourmand (je l’avais dégusté deux heures plus tôt à l’Auberge communale  à l’heure du dîner).

La Colombe Noire 2011 : un fruité mûr avec des notes de cerise noire, de sureau et de réglisse en autre. La bouche est concentrée et délicate,. Les tanins sont serrés mais ronds. Belle longueur finale.

Colombe rouge 2011 : c’est un vin d’assemblage. Il associe de la syrah (10%), du garanoir (60%) et du gamaret (30%). Le nez est un peu marqué par les notes de vanille dues à l’élevage.  La bouche est riche, c’est un vin puissant et mûr, mais avec des tanins encore un peu rugueux actuellement. Il va lui falloir un peu de temps pour s’arrondir.

Volnay Clos Les Chênes 1er Cru 2010 de Jean-Marc Bouley. J’ai noté des épices au nez, et surtout une très belle finesse en dépit de la jeunesse de ce vin.coucher de soleil

Le lien Internet de la cave de La Colombe

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A propos Laurent Probst

Mon blog sur les vins suisses, librement et avec plaisir (ce qui n'exclut pas quelques accès d'humeur). Mais pas que du vin, de la cuisine, des photos, des hors sujets parfois aussi. Bienvenue ...en Suisse ! En mai 2014 j'ai créé une société individuelle : Laurent Probst - Vin & Communication avec laquelle je propose des prestations payantes aux caves de Suisse romande : visites de caves, réalisation et publication de communiqués de presse, travaux d'écriture et de relecture de sites Internet, gestion et animation de pages professionnelles sur les réseaux sociaux, travaux photographiques, traduction FR/DE en partenariat avec un journaliste alémanique, vente d'espaces publicitaires, vente de vin. Je suis membre de la Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Vins (FIJEV), depuis 2011. Laurent Probst
Pour marque-pages : Permaliens.

Une réponse à Visite à la cave de La Colombe de Raymond Paccot

  1. Salut Laurent

    Pas totalement par hasard 😉 notre meilleur viticulteur 2012. Raymond travaille depuis de très nombreuses années en expert de ses vignes, de ses ceps et de la meilleure vinification appropriée à chacun de ses cépages. En bref du très beau travail.
    Cela m’amuse par contre beaucoup qu’il soit connu d’un côté de la Sarine sous le nom de son domaine et de l’autre sous son propre nom.

    Bien cordialement

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